Historique Atelier

L’Atelier Saint Michel a été créé en 2006 par Thibault MICHEL, à l’issueEscalier en cours de fabrication de sa formation chez les Compagnons du Devoir, bénéficiant de la transmission d’un savoir-faire de plus de 40 années d’expérience par son Maître : M. VALLS.

L’escalier sur voûte est un ouvrage de haute technicité et de haute tradition alliée à un esthétisme indiscutable : C’est un ouvrage d’art.

Nous portons un intérêt tout particulier au savoir-faire du tracé de l’escalier.

Car un escalier bien tracé et bien balancé est un bel escalier : confortable, esthétique avec des courbes harmonieuses. Les deux paramètres sont indissociables.

La devise de l’entreprise est « un artisan au service de la tradition ». En effet, toutes ces techniques de fabrications sont respectueuses d’un savoir-faire ancestral (hormis les escaliers préfabriqués qui sont apparus beaucoup plus récemment).

Pour ce faire, un peu d’histoire, afin de définir comme il se doit les différentes techniques et par là même parler un langage commun (ce qui n’est pas du tout évident au sein même de la profession).

L’escalier sur voûte sarrasine est la méthode de fabrication la plus ancienne, datant probablement du XVIème siècle. Il s’agit de monter d’abord une voûte en briques, puis la forme des marches en briques par-dessus la voûte.

L’avantage de ce type de procédé est d’avoir un escalier brut (de chantier) qui est immédiatement praticable, dans des temps de réalisation record (un à deux jours). En rénovation ce type de méthode est aussi très intéressant dans la mesure où il est possible de faire arriver l’escalier sur des poutres en bois par exemple, contrairement aux escaliers en béton où il y a nécessité de laisser des fers en attente.

La voûte catalane est vraisemblablement une adaptation de la voûte sarrasine, car la chronologie de la construction est identique à cette dernière. La différence réside dans l’esthétique de la voûte.

Cette technique a les mêmes avantages que la voûte sarrasine et peut aussi techniquement répondre à certaines contraintes de chantiers où le montage en voûte sarrasine serait délicat voire impossible.

L’escalier sur voûte sarrasine à la parisienne apparaît plus tard probablement vers la fin du XVIIIème siècle. C’est en quelque sorte (et cela n’engage que nous, c’est une simple supposition) l’adaptation de la fabrication de l’escalier sur voûte sarrasine avec le mode d’approche constructif français. Le principe constructif est l’inverse de la voûte sarrasine. Il s’agit d’assembler le revêtement fini (en pierre, bois,…) et de terminer par la voûte.

Le principal avantage de cette technique réside dans le fait de monter un escalier directement fini, ce qui est particulièrement intéressant lors d’interventions dans des résidences déjà achevées. Cette méthode constructive est particulièrement utilisée en effet, lorsqu’il s’agit de déposer un escalier en bois existant devenu trop bruyant, pour le remplacer par une voûte sarrasine à la parisienne complètement insonore.

L’apparition des escaliers préfabriqués est certainement concomitante à l’apparition des bétons de ciment. Il s’agit de monter les marches et les contremarches à l’avancement sur deux cloisons, qui servent de support au revêtement.

Le principal avantage de ce type d’escalier réside dans le faible coût constructif, en offrant la possibilité d’emménager le dessous de l’escalier pour du rangement, un coin WC ou pour isoler une cage d’escalier des courants d’air.